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Taimen : faut-il aller en Mongolie ou en Chine ?

Si votre objectif est de pêcher le taimen, la réponse honnête est la Mongolie. Le taimen du Sichuan, en Chine, est en danger critique d’extinction et ne se pêche pas : c’est une espèce protégée, jamais une cible. Ce sont d’ailleurs deux espèces différentes, et la confusion fausse toute la comparaison.

Mongolie ou Chine pour le taimen ? La réponse courte

Pour pêcher le taimen, c’est la Mongolie. Le taimen de Mongolie (Hucho taimen) y fait l’objet d’une pêcherie légale, en remise à l’eau stricte, avec permis et quotas. En Chine, le taimen du Sichuan (Hucho bleekeri) est en danger critique : il ne se pêche pas, un point c’est tout.

La Chine peut être une destination de pêche formidable, mais pas pour ce poisson-là. Confondre les deux mène à poser la mauvaise question.

Deux taimens, deux espèces

Hucho taimen et Hucho bleekeri appartiennent au même genre, mais ce ne sont pas les mêmes poissons. Hucho taimen, le plus grand salmonidé du monde, est répandu en Mongolie et en Sibérie. Hucho bleekeri est endémique de Chine, cantonné à quelques rivières d’altitude, et bien plus menacé.

Cette distinction n’est pas un détail de taxonomie : elle sépare une espèce que l’on pêche d’une espèce que l’on protège.

Pourquoi on pêche le taimen en Mongolie

La Mongolie a bâti une pêcherie de taimen encadrée, en catch and release intégral, souvent citée comme modèle de conservation par la pêche sportive. La saison forte est l’automne, au streamer et à la souris de surface, sur de grandes rivières de taïga.

L’accès passe par des permis, des quotas et des lodges spécialisés. C’est un voyage d’expédition, mais un voyage où cibler le taimen est parfaitement légitime.

Pourquoi on ne pêche pas le taimen en Chine

Le taimen du Sichuan est classé en danger critique d’extinction par l’UICN et protégé de première catégorie en Chine depuis 2021, le seul salmonidé à ce niveau. Il resterait 2 000 à 2 500 individus matures, après un déclin massif dû aux barrages, à la dégradation de l’habitat et à la pêche illégale.

Le cibler serait indéfendable, et dans bien des cas illégal. Sur toutes nos sorties, il n’est jamais une cible, et toute prise accidentelle est remise à l’eau immédiatement.

Alors, pourquoi aller pêcher en Chine ?

Pas pour le taimen, mais pour ce qu’il y a autour. Le plateau tibétain du Sichuan offre le Schizothorax (truite des neiges) et l’omble à points blancs dans des torrents d’altitude quasiment vierges, sans permis d’entrée du type Tibet.

C’est un tout autre voyage que la Mongolie : moins connu, plus proche d’une vraie frontière halieutique. Si c’est ce que vous cherchez, c’est l’objet du voyage pêche à la mouche Sichuan.

Questions fréquentes sur la pêche du taimen en Mongolie ou en Chine

Faut-il aller en Mongolie ou en Chine pour pêcher le taimen ?
En Mongolie. Le taimen de Mongolie (Hucho taimen) s'y pêche légalement en remise à l'eau stricte. Le taimen du Sichuan (Hucho bleekeri), en Chine, est en danger critique d'extinction et ne se pêche pas.
Le taimen de Mongolie et celui de Chine sont-ils la même espèce ?
Non. Ce sont deux espèces du même genre : Hucho taimen, répandu en Mongolie et Sibérie, et Hucho bleekeri, endémique de Chine et bien plus menacé.
Pourquoi ne peut-on pas pêcher le taimen en Chine ?
Hucho bleekeri est classé en danger critique par l'UICN et protégé de première catégorie en Chine depuis 2021. Il resterait 2 000 à 2 500 individus matures. Le cibler serait indéfendable et souvent illégal.
Quand pêcher le taimen en Mongolie ?
L'automne, en septembre et octobre, est la période phare, au streamer et à la souris de surface. La pêche est encadrée par des permis et des quotas.
Alors pourquoi aller pêcher en Chine ?
Pas pour le taimen, mais pour d'autres espèces : le Schizothorax (truite des neiges) et l'omble à points blancs des torrents du Sichuan, sur une eau quasiment vierge et sans permis d'entrée du type Tibet.